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SECTEURS D’INVESTISSEMENT

Cinq secteurs d'investissements
à haute rentabilité, créateurs de valeur ajoutée .

Agrobusiness

L’agriculture, l’élevage et la pêche sont les principaux moyens de subsistance dans la région ouest-africaine, employant 60 % de la population active mais le secteur agricole ne contribue au PIB qu’à hauteur de 35 %. L’agriculture est aussi le secteur sur lequel repose le développement des capacités exportatrices des Etats.

De fait, les opportunités de marché pour les opérateurs du secteur sont de plus en plus dynamiques. Et pour répondre à une demande de plus en plus importante et variée, des initiatives telles que le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), créé par la CEDEAO, s’efforcent de bâtir un système alimentaire qui favorise la complémentarité des écosystèmes et des zones agro-écologiques des différents états membres de la région.

Toutefois, la mise en place d’un tel dispositif nécessite d’importants investissements en termes d’équipements agricoles, de sécurité alimentaire et d’amélioration des chaînes de valeurs.

Infrastructures

En dépit des investissements importants réalisés depuis une quinzaine d’années dans les infrastructures, les besoins restent largement insatisfaits, sur un territoire très important. Or, des infrastructures efficaces relient les différents secteurs économiques, donnent de la cohérence au système de production, réduisent les écarts d’opportunités entre les villes et les campagnes et permettent une meilleure distribution des richesses entre les différentes strates de la société et entre les zones urbaines et rurales.

La mise en œuvre de grands projets de développement des réseaux routiers, ferroviaires et fluviaux permettra d’en faire un levier de création de richesse partagée : achèvement de la route trans-sahélienne reliant Bamako à Dakar, construction d’axes routiers vers les ports de Nouakchott, Dakar et Conakry, liaison ferroviaire entre le Mali et le Nigeria, construction de ports fluviaux dans certaines localités maliennes, sénégalaises et mauritaniennes visant à désenclaver le Mali à partir du fleuve Sénégal, etc.

Innovation

Le digital peut permettre aux pays de la sous-région de s’affranchir du processus de développement traditionnel pour sauter des étapes et accélérer leur croissance économique, mais aussi de gérer leurs ressources plus efficacement et d’étendre l’accès aux services essentiels même aux populations les plus vulnérables.

Actuellement, les revenus issus de la téléphonie mobile représentent le triple de ceux des économies développées sur tout le continent. Aussi, ces quatre dernières années, la part de la population ayant accès à internet est passée de 10 à 20%. Cette tendance s’explique notamment par la jeunesse de la population de l’Afrique de l’ouest: 50% d’entre elle a moins de 19 ans et est essentiellement urbaine.

Ce dynamisme démographique entraîne, de facto, l’apparition de nouveaux besoins, usages en matière de connectivité : le digital rapproche les pays, réduit les obstacles au commerce et offre de nouvelles fenêtres d’opportunités aux jeunes entrepreneurs. Ainsi, en appliquant les nouvelles technologies à des chaînes de valeurs, l’Afrique de l’Ouest peut être précurseur dans la quatrième révolution industrielle.

Industrie

L’Afrique de l’Ouest ne dispose pas d’une base productive suffisamment solide en raison d’un tissu industriel constitué d’équipements obsolètes ; la région est l’une des moins intégrées dans les segments productifs des chaînes de valeur mondiale. A titre d’exemple, l’Afrique de l’Ouest produit et exporte 65 % des graines de cacao dans le monde. Mais parce qu’elle ne les transforme pas, elle ne bénéficie que de 3,5% à 6% du prix final d’une tablette de chocolat.

La Politique Industrielle Commune de l’Afrique de l’Ouest (PICAO) qui envisage de porter à 30 % la part de l’industrie dans le PIB de la région d’ici 2030, est une feuille de route ambitieuse qui consiste à œuvrer en vue de l’accélération de l’industrialisation de l’Afrique de l’Ouest par le biais de la promotion de la transformation industrielle endogène des matières premières locales, le développement et la diversification des capacités productives industrielles, et le renforcement de l’intégration régionale et des exportations de biens manufacturés. Ce cadre offre un potentiel d’investissement inédit pour les porteurs de capitaux.

PROJETS INTÉGRATEURS

Les projets intégrateurs visent à renforcer les liens structurels entre les économies des pays ainsi que la compétitivité globale de la région. Ils sont vitaux pour élargir l’offre d’infrastructures d’envergure capables de faciliter le commerce intra-communautaire et la productivité de la région. De fait, ils nécessitent d’importants apports de financement que les Etats, seuls, ont du mal à pleinement satisfaire.

En ce sens, les Partenariats Public-Privé apparaissent comme une solution privilégiée pour recourir à des modèles de cofinancements ou financements mixtes. Agissant sur le moyen/long terme du développement, ils permettent de fournir des services publics régionaux de qualité en ayant recours à l’expertise et à la capacité d’innovation du secteur privé, tout en s’appuyant sur la crédibilité des Etats.

Sous l’impulsion d’institutions telles que l’UEMOA ou la BOAD, l’Afrique de l’Ouest est apparue en 2017 comme la région affichant le plus grand nombre de projets PPP, pour environ 120 milliards de dollars.